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La Foule
Je revois la ville en fête et
en délire,
Suffoquant sous le soleil et sous la joie,
Et j'entends dans la musique les cris les rires,
Qui éclatent et rebondissent autour de moi,
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent,
Etourdie désemparée je reste là,
Quand soudain je me retourne il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras
Emportés par la foule qui nous
traine nous entraine
Ecrasés l'un contre l'autre, nous ne formons qu'un seul corps,
Et le flot sans effort nous pousse enchaînés l'un et l'autre,
Et nous laisse tous deux épanouis enivrés et heureux,
Et traînée par la foule qui s'élance et qui danse
Une folle farandole, nos deux mains restent soudées,
Et parfois soulevés nos deux corps enlacés s'envolent,
Et retombent tous deux épanouis enivrés et heureux.
Et la joie éclaboussée par son
sourire,
Me transperce et rejaillit au fond de moi,
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires,
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras,
Emportés par la foule qui nous
traine nous entraine
Nous éloigne l'un de l'autre, je lutte et je me débats,
Mais le son de sa voix s'étouffe dans les rires des autres,
Et je crie de douleur de fureur et de rage et je pleure,
Et trainée par la foule qui s'élance et qui danse
Une folle farandole, je suis emportée au loin,
Et je crispe les poings maudissant la foule qui me vole,
L'homme quelle m'avait donné et que je n'ai jamais retrouvé.
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C'est à Hambourg
- intro musical :
C'est à Hambourg, à Santiago
A White Chapel, ou Bornéo
C'est à Hambourg, à Santiago
A Rotterdam, ou à Frisco
Hello boy ! You comme with me
?
Amigo ! Te quiero mucho !
Liebeling ! Kom dort mit mir !
C'est à Hambourg, au ciel de
pluie
Quand les nuages vont à pas lents
Comme s'en vont les lourds chalands
Le long des quais, crevant d'ennui
C'est à Hambourg ou bien ailleurs
Qu'à tous les gars en mal d'amour
Qu'à tous les gars, depuis toujours,
Moi j' balance du rêve en plein cœur
C'est à Hambourg, à Santiago
A White Chapel, ou Bornéo
C'est à Hambourg, à Santiago
A Rotterdam, ou à Frisco
C'est à Hambourg, au ciel de pluie
Qu'il a posé ses mains sur moi
Et qu'il m'a fait crier de joie
En me serrant fort contre lui
M'a dit "je t'aime !" à plus finir
Laisse donc là tous tes marins !
Laisse donc la mer, et puis viens !
Moi, j'ai du bonheur à t'offrir
musical … Ma p'tite gueule…
C'est à Hambourg, au ciel de
pluie
Dans les bastringues à matelots
Que je trimballe encore ma peau
Les bras ouverts à l'infini
Car moi je suis comme la mer
J'ai l' cœur trop grand pour un seul gars
J'ai l' cœur trop grand et c'est pour çà
Qu' j'ai pris l'amour sur tout' la terre
C'est à Hambourg, à Santiago
A White Chapel, ou Bornéo
C'est à Hambourg, à Santiago
A White Chapel, ou Bornéo
So long, boy… Adios, amigos…
Nacher, Schatz… Au r' voir,
p' tite gueule ! …
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Non, rien
de rien
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait
Ni le mal, tout çà m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
C'est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé
Avec mes souvenirs
J'ai allumé le feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n'ai plus besoin d'eux
Balayé les amours
Et tous leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait
Ni le mal, tout çà m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Car ma vie, car mes joies
Aujourd'hui, çà commence avec toi
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Milord
Allez venez Milord vous asseoir à ma table
Il fait si froid dehors, ici c'est confortable
Laissez vous faire Milord, et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur et vos pieds sur une chaise
Je vous connais Milord, vous n'avez jamais vue
Je n'suis qu'une fille du port, une ombre de la rue
Pourtant j'vous ai frôlé quand
vous passiez hier
Vous n'étiez pas peu fier, dam' le ciel vous comblait
Votre foulard de soie flottant sur vos épaules
Vous aviez le beau rôle, on aurait dit le roi
Vous marchiez en vainqueur au bras d'une demoiselle
Mon Dieu qu'elle était belle, j'en ai froid dans le cœur
Allez venez Milord vous asseoir
à ma table
Il fait si froid dehors, ici c'est confortable
Laissez vous faire Milord, et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur et vos pieds sur une chaise
Je vous connais Milord, vous n'avez jamais vue
Je n'suis qu'une fille du port, une ombre de la rue
Dire qu'il suffit parfois, qu'il
y ait un navire
Pour que tout se déchire quand le navire s'en va
Il emmm'nait avec lui la douce aux yeux si tendres
Qui n'a pas pu comprendre qu'elle brisait votre vie
L'amour ça fait pleurer, comme quoi l'existence
Ça vous donne toutes les chances, pour les reprendre après
Allez venez Milord vous avez
l'air d'un môme
Laissez vous faire Milord, venez dans mon royaume
Je soigne les remords, je chante la romance
Je chante les Milords qui n'ont pas eu de chance
Regardez moi Milord vous n'avez jamais vue
Mais vous pleurez Milord, ça j'l'aurais jamais cru
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Mon Dieu
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu,
Laissez-le moi encore un peu mon amoureux
Un jour, deux jours, huit jours,
Laissez-le moi encore un peu, à moi
Le temps de s'adorer, de se le dire
Le temps de s' fabriquer des souvenirs
Mon Dieu, oh oui, mon Dieu
Laissez-le moi remplir un peu ma vie
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu,
Laissez-le moi encore un peu mon amoureux
Six mois, trois mois, deux mois
Laissez-le moi, oh ! seulement un mois
Le temps de commencer ou de finir
Le temps d'illuminer ou de souffrir
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu,
Même si j'ai tort, laissez-le moi un peu
Même si j'ai tort, laissez-le moi encore
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