REPERTOIRE  R

Pelouse Interdite
Le Train Fatal
Halley
Cafard

Pelouse interdite -

Interdit aux chiens - Chien méchant - Défense d'afficher 1881 - Silence hopital - Tenue correcte exigée - Défense de fumer - Défense de cracher, d'uriner, de …… de quoi déjà ?… Ah oui, de parler au chauffeur - Essuyez vos pieds - Suivez la flèche et soyez bref - Interdit aux mineurs - Réservé aux invalides de guerre, de terre, de l'air, de mer, et de père - Suivez le sens de l'histoire … la mienne ! - Sens giratoire … çà n'a plus d' sens ! - Laissez le portillon s' fermer - Empruntez le tourniquet - Conservez votre ticket - Attendez l'arrêt complet - Fermez bien le robinet - Tirez des deux mains 20 cm de serviette propre - Préparez votre monnaie - Touchez pas aux objets exposés dans la vitrine - Emplacement réservé - Stationnement interdit - Usage externe - Eau non potable - Ne restez pas dans les couloirs - Hauteut limitée - Passage interdit - Danger - Cabine haute tension - Attachez vos ceintures - Au delà de cette limite les billets ne sont plus valables - Sans issue - Privé - Occupé -

Halley

Le Train Fatal

Dans la campagne verdoyante
Le train longeant sa voie de fer

Emporte une foule bruyante

Tout là bas, vers la grande mer

Le mécanicien Jean sur sa locomotive

Regarde l'air mauvais Blaise le beau chauffeur

La colère dans ses yeux luit d'une flamme vive

De sa femme chérie Blaise a volé le cœur

Roule roule le train du plaisir
Dans la plaine fleurie

Vers un bel avenir

D'amour et de folie

L'homme rude et noir qui conduit

Cette joyeuse foule

Sent de ses yeux rougis

Une larme qui coule

Des heureux voyageurs on entend les refrains
Suivant les rails et son destin

C'est le train du plaisir qui rou - ou le

Le pauvre Jean perdant la tête
Rendu fou par la trahison

Sur son rival soudain se jette

Criant "bandit, rends moi ma Lison" !

Le chauffeur éperdu fait tournoyer sa pelle

Jean lui sautant au cou, l'étrangle comme un chien

Et tous les deux, rivés par l'étreinte mortelle

Tombent de la machine abandonnant leur train

Roule roule le train du malheur

Dans la plaine assombrie

Roule à toute vapeur

D'un élan de folie

Les paysans, saisis, le voyant

Tout seul fendant l'espace

Se signent en priant

Et la terreur les glace

Des heureux voyageurs on entend les refrains
Suivant son terrible destin

C'est le train du malheur qui pa - a - sse

Tiens, la chose est vraiment bizarre
On devait s'arrêter ici

Le train brûle encore une gare

Ah ! Çà ! Mais que veut dire ceci

Alors du train maudit une clameur s'élève

On entend des sanglots et des cris de démence

Chacun revoit sa vie dans un rapide horaire

Puis c'est le choc, le feu, les appels déchirants

Flambe flambe le train de la mort
Dans la plaine rougie

Tout se brise et se tord

Sous un vent de folie

Les petits enfants, leurs mamans

S'appellent dans les flammes, maman !

Les amoureux râlant

Réunissent leurs âmes

Pourquoi ces pleurs ces cris, pourquoi ces orphelins
Pour un rien, en tout petit rien

Tout çà pour le cœur d'une fe - e - mme

 

Cafard

Comme la mer se retire
Envasant les navires

Il englue les sourires

Et s'amare au port

Au port des amours mortes
Où un phare nommé remords

Perce avec mille efforts

La brume qui s'enivre

Une brume crachin
Pas, mais presque chagrin

Qui envahit sans fin

Jusqu'au moindre contour

Lors, le ciel devient lourd
A deux doigts d'être sourd

Installé come le roi

Le cafard se tient là

Ne pourra l'en chasser
Ne pourra l'en déloger

Qu'un rayon de gaieté

Et la mer qui monte

La mer qui remonte
Chassant les idés noires

Et les larmes sans honte

Au profond d'un mouchoir