C'était
en .....dix neuf cent... 84 (et même avant...,) c'est le métier
de Martyna. Elle a commencé par réparer une maquette d'un ami, Monsieur
DURUISSEAU (qui donnera de ses nouvelles, perdue de vue...), une locomotive
à vapeur vive, une 231-G du PLM à l'échelle 1/43,5° du "Kilomètre
108" (l'échelle Zero comme disent les spécialistes...), pour réparer
simplement un étrier de roue. Ah ! le "Kilomètre 108" : une
adresse mythique... - Martyna a toujours aimé travailler le métal :
elle a utilisé un tour, une fraiseuse au cours de ses différents métiers
(maintenance d'appareils de chimie et d'imprimerie).
...Et
puis... je vais parler de moi à la première personne... ce sera plus
pratique ! J'aime donc travailler le métal. ...Et j'ai commencé à m'intéresser
au train, les trains c'est un peu, et même beaucoup magique, tout ce
fer qui roule ! Ces tonnes de fer qui transportent des gens à travers
la campagne, et s'engouffrent parfois dans les villes. Qui n'a pas voyagé
dans ces trains quand il était petit, n'a pas ressenti cette ambiance
qui reste gravée dans les mémoires ...ça sentait le grésil, le
charbon et...le pipi...du moins en seconde... Celà a dû resurgir, ...
mes voyages quand j'avais une dizaine d'années chez des amis de mes
grands parents, du côté de Montmenrency... c'était loin dans la campagne,
la vraie campagne, très loin...
Des locomotives à vapeurs qui faisaient peur, et les anciens wagons
à marche-pieds extérieurs aux contrôleurs fanfarons... Le train,
c'est vraiment magique !
Il y a des pages de descriptions, et des pages de photos, qui reflètent
ce que j'ai fait en la matière. Je produis le maximum de ce qu'il doit
se faire, car il n'existe pas grand chose sur le marché pour ces maquettes
(vis, profilés, plaques de métal en laiton et cuivre, etc.), il faut
imaginer et faire presque tout. Il faut produire des pièces en fonderie
à la cire perdue, faire fabriquer des plaques en laiton photogravées
et découpées, et travailler au tour pour les roues, la visserie et même
certains engrenages introuvables.
La
fonderie : faire les modèles comme en bijouterie et à faire traiter
par un fondeur. - La photogravure : faire des plans et les transférer
sur films qui seront "transformés" en plaques de laiton pour
les pièces découpées et gravées chimiquement.
En
1984 je me mets à mon compte... quelle aventure ! ! J'étais
la chef de moi ! ! ! ... officiellement ! !
L'artisanat fait un peu peur, on est vraiment le chef de ce que l'on
fait : une bêtise, on la paye sur le champ... Les bénéfices
: ne pas les confondre avec le chiffre d'affaire... On gère simplement,
mais avec rigueur : Mr Fisquetout vous suit pas à pas...
Enfin, on s'en tire pas trop mal ; on est loin des 35 heures (...)
La
maquette n'est plus aussi nourrissante qu'il y a dix ans, ce n'est plus
la même affaire. D'abord, il y a plus de monde dans le métier,
et puis ce n'est plus pareil, c'est un peu saturé... Les locomotives,
tout le monde en a, et puis "ils" (les clients, vous qui lisez...)
ne montent pas les kits achetés (à la retraite, plus tard...).
Bref, cela sature...
Je
m'oriente maintenant doucemant vers la retraite ... à 65 ans
... eh oui ! ! les anciens artisans s'en vont à cet âge-là
... allez, pleurez pas ... il y a encore pas d'activité sous
mon chapeau ... il y a encore de la très bonne vue pour souder
et faire marcher le tour ...
...
voilà... j'ai un peu raconté... Suivez le site...
Je
suis dans la Manche, près de Cherbourg. On y "prêche"
un de ces patois... prafois à couper au couteau ...
Mon
lieu de résidence et atelier : 13 hameau des Landes 50340 St
Germain le Gaillard - France
Tél : 02.33.53.17.57 - 06.07.73.33.37
Ma
photo ... Mon Atelier